Transformation digitale, une experte vous en parle
31
Mai 2017

Transformation digitale, une experte vous en parle

Catégorie : On a rencontré pour vous

C’est bien connu, le digital s’empare de votre quotidien… À la maison, dans les lieux publics, au travail… Le digital est partout ! Voyez Large s’intéresse donc de près à cette dimension et a eu le plaisir de rencontrer… Agnès de Rocheprise, expert en stratégie marketing et communication digitale. Si vous voulez en savoir plus sur les pratiques digitales et leur évolution au sein de l’entreprise, cet article est fait pour vous !

Son métier

Consultante en marketing stratégique et transformation digitale au sein de Weezup, Agnès de Rocheprise accompagne les entreprises d’aujourd’hui dans le virage du digital dans le but d’en faire un modèle vertueux pour l’entreprise de demain.

C’est quoi une stratégie Digitale ?

Selon Agnès de Rocheprise, réfléchir à sa stratégie digitale consiste en premier lieu à se ré-interroger sur sa stratégie d’entreprise : quel est aujourd’hui le positionnement de l’entreprise et quels clients souhaite-t-on adresser ? Cette réflexion sera menée sous l’angle des perspectives de développement que peuvent permettre les nouveaux usages numériques. Une fois cette dimension prise en compte, on pourra envisager les impacts à prévoir sur la production, les ventes, la relation clients, mais aussi sur l’organisation des hommes et des métiers dans l’entreprise. Cela va nécessiter des nouvelles compétences et des nouvelles manières de travailler ensemble.

Un lien avec le management ?

Oui bien-sûr, mais ce n’est pas seulement une affaire de management même si la transformation digitale doit d’abord être impulsée par le dirigeant. L’objectif est de mettre en route une entreprise pour apprendre à travailler autrement sur les valeurs de transparence et de partage qui sont portées par le digital. L’objectif est de favoriser l’intelligence collective à contrario du savoir individuel qui pouvait être un moteur de fonctionnement de l’entreprise. « Mon objectif, aujourd’hui, est d’accompagner les entreprises bien évidemment sur la façon dont on va faire évoluer leur communication et leur relation clients mais aussi d’une manière plus globale la manière dont on va mettre les équipes en mouvement. » témoigne Agnès.

Le digital s’adresse-t-il à toutes les entreprises ?

Aujourd’hui, un habitant sur 2 est sur Facebook, on a 80% de pénétration du digital que ce soient les ordinateurs, les tablettes mobiles et toute la collectivité web. Il y a encore 3 ans, certaines entreprises pouvaient se dire qu’elles se trouvaient dans des niches de métiers qui ne correspondaient pas au digital et qu’il n’y avait pas d’imprégnation sur les clients. Aujourd’hui, c’est devenu le mass média le plus puissant qu’on puisse avoir. Il n’y a donc pas d’entreprise qui peut se dire « ce n’est pas mon marché. » souligne Agnès.

Agnès a travaillé avec des structures accompagnant les exploitants agricoles par exemple ; « les exploitants agricoles sont des personnes qui sont en mobilité la majeure partie de leur temps, ce sont donc des populations extrêmement connectées, car leur mobile leur permet de suivre le cours des matières premières, d’être en contact avec les fournisseurs, voire même d’être prévenu par SMS de la mise bas de leur vache grâce à un système de puce connectée. »

Le digital s’applique et se développe dans tous les secteurs. Des choses sont à inventer partout. Il s’adresse à tous les individus et à toutes les entreprises mais on ne peut pas bien l’exploiter sans objectif. Il faut comprendre comment il va servir la stratégie et la communication en se posant la question : « Pourquoi ça a du sens ? ».

À quel besoin répond le digital ?

Le digital répond à 3 points importants. Il permet tout d’abord d’accroître sa visibilité tout en développant son potentiel d’activité. Cela peut être en renforçant ou en élargissant une cible par exemple ; tout dépend de la stratégie mise en place. Le digital va aussi permettre d’utiliser des manières de travailler plus rapides, plus efficaces et plus interactives. L’interactivité est en effet un troisième point essentiel, car c’est une autre façon de communiquer avec ses cibles ou avec ses collaborateurs. C’est une révolution en communication, car nous ne sommes plus sur un schéma d’informations descendantes, mais sur un format d’interactions.

Consommateurs et influenceurs ?

Le consommateur peut être un partageur donc un relai dans le déploiement de la visibilité. Il peut aussi être acteur en donnant son avis positif ou négatif sur une prestation. Globalement, il contribue à véhiculer une image ou un message ; c’est comme le bouche à oreilles sauf que sa propagation est devenue exponentielle.

Le digital a aussi cette vertu dans l’entreprise qui est de créer de nouveaux métiers comme les influenceurs. Cependant, de nombreux métiers sont aussi voués à disparaître notamment en ce qui concerne « les tâches non-productives de valeur ajoutée » comme les tâches administratives récurrentes faites encore à la main par exemple. Tandis que des métiers n’existeront plus, d’autres émergeront.

Un consommateur donnant son avis sur un produit, cela a toujours existé, mais le digital est « un amplificateur de son » qui permet une ouverture extrêmement large. Cela a donc ses risques et ses avantages. L’entreprise se doit donc de surveiller et de piloter cette nouvelle relation avec le consommateur.

Quels sont les changements que cela suppose dans une entreprise ?

Le premier changement va être la manière de travailler ensemble. La mise en place de ces nouveaux outils dans l’entreprise doit être comprise par tous. Si on ne comprend pas leur utilité et en quoi ils servent la stratégie, on peut se confronter à des échecs successifs en se disant que l’outil n’atteint pas les objectifs et qu’il n’est pas adapté. Cette ère du digital  oblige les entreprises à revisiter leurs fondamentaux (positionnement, ciblage, stratégie, etc.) « Ce sont des questions que l’on se pose aujourd’hui grâce au digital et qu’on a oublié de se poser pendant des années… ». Internet permet une exposition en « côte à côte » directe avec la concurrence, ce qui nous doit d’être beaucoup plus pointu. Cela amène à repenser les fondamentaux du marketing de manière extrêmement vertueuse. Cela challenge de nouveau les entreprises, active l’intensité concurrentielle et laisse apparaître de nouveaux entrants sur le marché.

Si vous deviez nous citer une contrainte et une opportunité du marketing digital ?

La contrainte, c’est que « le marketing digital est à la fois simple et compliqué, accessible et onéreux ». Il nécessite énormément de récurrence dans les mises à jour, dans la production de contenus. Les réseaux sociaux par exemple ne sont pas si abordables que cela en a l’air. Cela nécessite de la réflexion, du temps, de l’assiduité… et de la patience ! Il s’agira d’alterner entre des actions à court terme qui peuvent faire un effet pic (c’est un investissement) et des actions qui vont s’inscrire dans le temps et se développer très lentement, surtout quand on est en acquisition d’audience.

L’opportunité, c’est « le phénomène haut-parleur qui donne le pouvoir de toucher facilement, rapidement et de manière extrêmement ciblée des clients potentiels pour une entreprise ». Et c’est aussi tout le champ des possibles autour du big data, des objets connectés et de l’intelligence artificielle, dont on est encore au tout démarrage.

Pour en savoir plus sur Weezup :  www.weezup-conseil.com

 

 

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