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Interview de Jean-Michel Djian

Trois questions à Jean-Michel Djian, initiateur de Politikos – premier festival international du film politique, à Rennes :

La politique et l’exercice du pouvoir ne sont-ils plus qu’une affaire de communication pour motiver un festival spécifiquement dédié à leur image ?

Je ne le pense pas. Je crois au contraire que plus la communication se nourrit des objets qu’elle promeut, plus elle en dénature aussi le sens, plus il y a nécessité de convoquer ceux et celles qui participent à leur mises en scène. C’est le cas du pouvoir. La politique est suffisamment incomprise pour être enfin interrogée franchement. Et c’est le cinéma et le débat qui nous y aident.

Pourquoi avoir choisi Rennes, plutôt qu’une grande métropole plus « politique » – comme Lille, Lyon ou Bordeaux – pour la tenue de ce festival ?

D’abord parce que je suis breton et j’aime ma région. Elle me le rend bien d’ailleurs puisqu’elle aide le festival ! Ensuite parce qu’il existe à Rennes une tradition de débats, de contestations. Et je vous confirme qu’elle est toujours vivace !

Doit-on voir dans le choix du moment – week-end d’Halloween, de la Toussaint, Fête des morts – une signification symbolique particulière ?

Le choix du moment est simple : quand il s’est agi de décider, il restait 4 jours de disponibles sur le calendrier du Couvent des Jacobins. C’est la seule raison. Je ne sais si la concurrence événementielle a joué, mais j’imagine ce qu’aurait été la fréquentation de Politikos s’il n’y avait eu ni Halloween, ni Route du Rhum, ni Toussaint. Permettre dès une première édition : 6500 festivaliers, c’est inespéré.

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