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Interview Victor D'ersu

L'interview du skipper Victor D’Ersu

Victor, peux-tu te présenter en trois phrases ?

J’ai 27 ans, j’ai grandi à Saint-Malo en Bretagne. J’étais sportif de haut niveau en planche à voile olympique dans ma « lointaine » jeunesse et je suis devenu kinésithérapeute après mes études. Et j’ai décidé de quitter la kinésithérapie il y a deux ans pour vivre mon rêve et reprendre une carrière sportive professionnelle, sur un bateau cette fois.

Nous réalisons ta plaquette de présentation pour la sponsorisation de ton bateau pour l’objectif de course Mini Transat 2021. Pourquoi avoir choisi de faire confiance à l’agence Voyez Large ?

C’est important pour moi d’être épaulé par des personnes qui connaissent déjà le milieu de la voile. Cette agence a fait ses preuves dans la course au large depuis bien longtemps, car elle était spécialisée dans ce milieu à ses débuts. C’est donc tout naturel de se tourner vers Voyez Large, à mes côtés jusqu’à la Mini !

Tu as choisi de vivre de ta passion. L’aventure prend désormais beaucoup de place dans ta vie, tu as déjà réalisé plusieurs vidéos à ce sujet. Pourquoi avoir décidé de le faire savoir ?

Je pense qu’il est important de communiquer sur la voile en général. C’est un sport qui a longtemps manqué de médiatisation, peut-être parce qu’on ne le comprenait pas vraiment. Aujourd’hui, les formats de courses sont plus simples à comprendre et la voile est beaucoup plus vulgarisée qu’avant.

Il y a des valeurs en voile qui ne sont transmises nulle par ailleurs ! C’est le seul sport qui classe les hommes et les femmes dans la même catégorie. La voile permet de changer et de faire évoluer les mentalités. Le Vendée Globe en est un super exemple : c’est la première fois qu’il y a autant de femmes à prendre le départ. On peut aussi noter que Damien Seguin, qui s’est vu interdire de participation à la solitaire du Figaro, réalise une énorme performance sur le Vendée Globe en ce moment, avec une seule main. C’est bien la preuve que la course au large ne nécessite pas seulement de la force physique, mais aussi beaucoup d’autres qualités comme l’ingéniosité, la ténacité, une connaissance accrue du terrain (la mer) et c’est ça qui est génial !

Et puis en communiquant, j’aimerais également inspirer les gens en prouvant par l’exemple qu’un projet qui parait impossible est réalisable dès lors que l’on y croit à fond et que l’on prend des risques.

A ton avis, quel rôle joue la communication dans le monde de la voile ?

Je pense que la communication prend de plus en plus de place dans les projets de course au large et qu’elle en prendra d’autant plus à l’avenir. Comme tous les sports, le monde de la voile a besoin de sponsors pour vivre et inversement. Pour être un bon marin, il ne faut plus seulement savoir régler ses voiles ou comprendre la météo. Un bon marin est aussi un bon communicant qui sait fédérer une communauté et donner de la visibilité sur ses partenaires. Au-delà de ça, c’est aussi l’occasion d’écrire une belle histoire entre les entreprises et ses collaborateurs et les sportifs.

Si tu dois citer 3 atouts essentiels qui permettent de réaliser ces projets, lesquels sont-ils ?

. Être un bon communiquant comme je viens de l’énoncer.

. Ne pas compter ses heures, parce qu’il y a énormément de choses à gérer sur de tels projets.

. Et savoir s’entourer : demander aux gens qui sont passés par le même parcours est primordial par exemple, cela permet d’éviter une bonne partie des galères ! 😉

Quelle est ton actualité ?

Jusque mi-janvier, le bateau est en chantier pour réparer les petits bobos de la saison passée et mettre en place toutes les améliorations pour la transat 2021. Ensuite, les entraînements reprendront jusqu’à mars où auront lieu les premières courses de la saison.  Et le 26 septembre, c’est le grand départ pour la mini-transat !

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